**************************************************************************************** Fièvre jaune Une maladie de plus transmise par notre copain Aedes. On devient tout jaune et on saigne par tous les orifices, irrésistible en période d'Halloween! Heureusement qu'il existe un vaccin efficace contre la fièvre jaune. Obligatoire pour entrer dans certains états... Maladie en bref La fièvre jaune est une maladie virale transmise par certains moustiques en Afrique sub-saharienne et dans le bassin amazonien. Les symptômes varient en sévérité d'un état pseudo-grippal à une jaunisse avec des saignements dont l'évolution peut être mortelle. Un vaccin hautement efficace est disponible. Il est exigé pour l'entrée dans certains pays. Transmission Le virus de la fièvre jaune est transmis par les moustiques Aedes aegypti et par certains autres moustiques qui piquent la journée et à la tombée de la nuit. La transmission a lieu jusqu'à 2500 mètres. Dans la jungle et les forêts, les singes sont le principal réservoir d'infection et l'homme n'est que rarement infecté (personnes pénétrant dans la forêt). Dans les régions urbaines, les moustiques transmettent le virus d'une personne à l'autre et d'importantes épidémies de fièvre jaune peuvent survenir dans les zones à forte densité de population. L'OMS estime que cette maladie touche environ 200'000 personnes et cause 30'000 décès par année. Répartition géographique Zones tropicales d'Amérique du Sud touchant le bassin amazonien et Panama et la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. Symptômes et complications La période d'incubation est de 3 à 6 jours. Le plus souvent l'infection provoque une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires (dorsalgies), des maux de tête, des nausées et des vomissements. L'évolution est généralement favorable après 3-4 jours. Cependant, chez environ 15 % des malades, on observe une aggravation de leur état (2e phase de la maladie) avec une résurgence de la fièvre, des douleurs abdominales, le développement d'une jaunisse et des saignements (yeux, bouche, nez, digestifs) pouvant entraîner la mort en quelques semaines. Les voyageurs et les immigrants présentent plus fréquemment une forme sévère que les populations autochtones. Prévention et traitement Il n'existe aucun traitement spécifique. Par contre un vaccin vivant (atténué) hautement efficace peut être administré par les centres de vaccination officiels. La protection commence 10 jours après la vaccination (une seule dose) et a une validité d'au moins 10 ans (probablement beaucoup plus longue). Il est généralement bien toléré et les réactions allergiques sont rares (moins de 1 par million de doses). Le vaccin est contre-indiqué aux enfants de moins de 9 mois, aux personnes immunodéprimées (SIDA, etc.), aux femmes enceintes aux personnes allergiques aux protéines d'œuf. Recommandations En raison de la forte létalité de la maladie, de l'absence de traitement spécifique et du risque d'apparition d'une épidémie (le virus persiste dans des réservoirs animaux), la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour tous les voyageurs qui se rendent dans une région d'endémie. Dans de nombreux pays le vaccin est obligatoire et doit être certifié dans un carnet international de vaccination. ************************************************************************************* Fièvre typhoïde (salmonellose) La fièvre typhoïde, je croyais que c'est quand tu fais partie d'un tifo et que tu deviens complètement stupide...genre tu insultes tout le monde, tu te mets à torse-nu en plein hiver, tu jettes des trucs sur l'aire de jeu et t'es soûl le plus souvent possible...mais non, c'est provoqué par l'ingestion d'aliments contaminés. Maladie en bref La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne transmise par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés. Le risque est plus élevé dans les pays en développement dont les conditions sanitaires sont insuffisantes. Il existe un vaccin oral bien toléré et un traitement antibiotique efficace. Transmission La bactérie Salmonella enterica Typhi est transmise par voie orale: aliments contaminés par manque d'hygiène dans la préparation et la manipulation, eau contaminée, mains sales. Les crustacés pêchés dans des eaux polluées sont une source de contamination ainsi que les crèmes glacées, les pâtisseries et les sauces. Les mouches peuvent également contaminer les aliments. Il existe des personnes porteuses chroniques de la bactérie. Répartition géographique Dans le monde entier. Risque élevé en Asie du Sud (Pakistan, Inde, Népal), en Afrique et au Pérou. Symptômes et complications Les symptômes sont variables mais associent: fièvre à début progressif, maux de tête, baisse de l'état général, insomnie, inappétence, douleurs abdominales, tâches roses sur le torse et parfois une toux sèche. La constipation est plus fréquente que la diarrhée. Sans traitement, l'infection peut entraîner des complications gastroentériques (perforations intestinales, hémorragies) et pulmonaires sévères. La létalité est d'environ 1 % malgré un traitement antibiotique adéquat à l'hôpital. Prévention et traitement Les précautions d'hygiène alimentaire (bouillir l'eau, ne manger que des aliments bien cuits ou des fruits pelés soi-même) et personnelle (lavage des mains) permettent de diminuer les risques d'infection. Il existe un vaccin oral vivant atténué (Vivotif ®), constitué de 3 gélules à prendre en 5 jours (1er, 3e, 5e j.) qui donne une protection de 50 à 70 % débutant 15 jours après la dernière gélule. Il doit être réfrigéré, consommé 30 min à 1 heure avant les repas et ne doit pas être pris en même temps que des antibiotiques ou des médicaments contre le paludisme. Il est généralement bien toléré. La durée de protection est de environ 1an. Pour les personnes présentant une contre-indication au vaccin oral (déficience immunitaire), il existe un vaccin injectable inactivé disponible dans les centres de vaccination (Typhim Vi ®). La durée de protection est de 3 ans. En cas de maladie un traitement antibiotique est nécessaire (le plus souvent avec un dérivé de la ciprofloxacine). De plus en plus de souches de bactéries résistantes apparaissent dans le monde. Recommandations La vaccination contre la fièvre typhoïde est recommandée aux voyageurs lors d'un séjour dans un pays à haut risque ou dans un pays en développement, particulièrement s'il est supérieur à 30 jours ou dans des conditions d'hygiène précaires. Il est également indiqué en cas de déficience de la barrière gastrique acide (gastrectomie, traitement antacide). ******************************************************************************************* Fièvres virales hémorragiques Maladie en bref Les fièvres virales hémorragiques sont des maladies rares transmises le plus souvent par des vecteurs (moustiques, tiques) pouvant se manifester par des saignements et des hémorragies massives. Celles dont on parle le plus souvent sont la fièvre dengue, la fièvre jaune, la fièvre de Lassa, la fièvre Ebola, la fièvre de Crimée-Congo, la fièvre de la vallée du Rift et les hanta virus. Transmission Ces maladies sont causées par des virus qui peuvent être transmis à l'homme par différents vecteurs. La fièvre dengue, la fièvre jaune et la fièvre de la vallée du Rift (FVR) sont transmises par des moustiques, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) par des tiques, la fièvre de Lassa et les hanta virus par l'urine et les excréments de rats, la fièvre Ebola (dont on ne connaît pas encore le réservoir animalier) lors de contact avec des animaux malades ou de consommation de leur viande (gorilles, chimpanzés, antilopes des forêts). La transmission de personne à personne est généralement rare mais peut survenir lors de contact étroit avec une personne malade, particulièrement en ce qui concerne la fièvre Ebola (contact avec les liquides corporels tels que le sang, l'urine, les selles, les vomissures des personnes infectées). La transmission à l'homme par un contact avec des animaux infectés (bétail) est aussi possible (fièvre de Crimée-Congo et la fièvre de la vallée du Rift). Répartition géographique Afrique (Lassa, Ebola, Fièvre jaune, FVR, dengue, FHCC) Amérique Sud (fièvre jaune, hanta virus, dengue) Asie (dengue, FHCC, hanta) Europe de l'Est (FHCC, hanta virus) Symptômes et complications De façon générale, les fièvres hémorragiques se présentent souvent comme une grippe avec de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, une pharyngite ou une conjonctivite et parfois des plaintes digestives. La maladie peut en rester là ou évoluer vers une forme hémorragique. Apparaissent alors des taches rouge-violet foncé. Le degré de saignement est variable, allant d'un simple saignement du nez ou des gencives à des hémorragies massives associées à une défaillance d'organes dont l'issue est souvent fatale. Le pronostic est particulièrement sévère pour la fièvre Ebola (létalité supérieure à 50 %) et la fièvre de Criméé-Congo. Prévention et traitement Evitez le contact avec les animaux malades, les carcasses d'animaux morts, et les vecteurs des fièvres virales hémorragiques (moustiques, tiques, rats). Il existe un vaccin efficace pour la fièvre jaune (vaccin vivant). De manière générale, il n'existe pas de traitements spécifiques pour ces maladies dont la prise en charge est symptomatique. Certains traitements antiviraux (ribavirine) sont efficaces pour la fièvre de Lassa et la FHCC. Recommandations Le risque pour le voyageur est généralement faible mais augmente lors de visite de régions rurales et dans des conditions précaires (nuitées chez l'habitant). Evitez de vous rendre dans une région avec une épidémie en cours. Dans les zones d'endémie, protégez-vous des vecteurs (utilisation de répellents et insecticides). Consultez un médecin en cas de fièvre au retour de voyage, afin d'exclure ce diagnostic ou une autre cause plus fréquente comme le paludisme. Le vaccin contre la fièvre jaune est fortement recommandé, voire obligatoire, pour les voyages dans les régions d'endémie. ******************************************************************************************************** Hépatite A La maladie en bref L'hépatite A est une maladie causée par un virus qui peut infecter le foie et provoquer une jaunisse ou, plus rarement, une hépatite fulminante gravissime. Le virus est transmis par voie orale, par l'ingestion d'aliments ou de boissons contaminés. La maladie est répandue dans de nombreux pays en voie de développement. Il existe un vaccin très efficace qui confère une protection à long terme (au moins 20 ans). Transmission Le virus de l'hépatite A est sécrété dans les selles d'une personne infectée et est transmis à l'homme soit directement par un contact rapproché, soit le plus souvent par voie orale par la consommation d'aliments ou de boissons contaminés. Sont fréquemment incriminés : l'eau de consommation, les glaçons, les glaces, les laitues, les crudités, les fruits non pelés, les fruits de mer (huîtres, crustacés) pêchés dans de l'eau contaminée par des égouts. Répartition géographique L'hépatite A survient dans le monde entier mais est particulièrement répandue en Amérique latine, aux Caraïbes, en Afrique, en Asie, et dans les pays de l'Europe de l'Est. Le risque est plus élevé dans les pays en voie de développement qui ont des systèmes sanitaires et d'assainissement en eau potable insuffisants et où le taux d'infection des habitants est élevé. Symptômes et complications Chez les jeunes enfants l'infection est souvent asymptomatique. Les adultes sont plus gravement atteints, avec comme symptômes la fièvre, un mauvais état général, une anorexie, des nausées, une gêne abdominale, suivis quelques jours plus tard d'une jaunisse (peau et yeux jaunes, urines foncées). L'infection dure en général plusieurs semaines et le rétablissement peut prendre plusieurs mois. Dans une minorité de cas, le virus peut provoquer une hépatite fulminante souvent fatale. Le taux de létalité est de 2 % chez les personnes de plus de 50 ans. L'hépatite A ne provoque pas d'infection chronique du foie et si on a contracté cette maladie on est protégé à vie. Diagnostic Le diagnostic est posé par une analyse de sang (sérologie). Les analyses du foie aident dans l'évaluation de la gravité de la maladie. Prévention et Traitement Il n'y a pas de traitement spécifique de la maladie. En cas d'hépatite fulminante une greffe de foie peut être la seule chance de survie. Par contre, il existe un moyen efficace de prévention : un vaccin qui confère une protection d'une durée de plus de 20 ans. Il faut effectuer deux injections distantes de 6 à 12 mois. Les effets secondaires sont minimes (douleurs localisées, rarement fièvre, maux de tête, légères nausées). Il existe également un vaccin combiné pour l'hépatite A et B. Recommandations La vaccination est recommandée pour les voyages dans les régions où l'hépatite A est endémique. Pour les personnes non immunisées, il est fortement recommandé de bien se laver les mains avant de manger, d'éviter les aliments crus et de consommer des boissons encapsulées ou bouillies pour diminuer le risque de contracter la maladie. *************************************************************************************** Hépatite B La maladie en bref L’hépatite B est causée par un virus qui infecte le foie. Elle peut être transmise par le sang, les relations sexuelles ou l’utilisation d’aiguilles contaminées (toxicomanie, traitements médicaux). La maladie survient dans le monde entier. Les symptômes sont très variables et l’infection peut passer inaperçue bien qu’une personne soit infectieuse. L’hépatite B peut devenir chronique avec le risque de développement d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Il existe un vaccin très efficace. Répartition géographique L’hépatite B survient dans le monde entier. La prévalence de l’infection de la population générale est modérée (2 à 7 %) à élevée (plus de 8 %) en Afrique, en Asie, en Europe de l’Est et du Sud, en Russie, au Moyen Orient, en Océanie, aux Caraïbes, en Amérique latine et chez les populations eskimos (Alaska, Nord du Canada, Groenland). Diagnostic Le diagnostic est posé par une analyse de sang (sérologie). Les analyses du foie aident dans l’évaluation de la gravité de la maladie.L’hépatite B survient dans le monde entier. Recommandations La vaccination est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans les zones où l’hépatite B est fréquente, particulièrement lors de contacts étroits avec la population locale, de longs séjours, et de loisirs avec un risque de blessure. De manière générale, il est conseillé d’adopter un comportement sexuel sûr, de ne pas échanger de brosses à dents ou de rasoirs, d’utiliser uniquement du matériel médical stérile en cas d’injections ou de traitements, de renoncer aux tatouages. ***************************************************************************************** Hépatite C La maladie en bref L'hépatite C est une maladie virale qui touche le foie qui est transmise par le sang, du matériel médical contaminé (aiguilles, seringues) et plus rarement par les relations sexuelles. La maladie, souvent asymptomatique, devient chronique dans la majorité des cas et peut conduire à une cirrhose ou à un cancer du foie. Il n'existe pas de vaccin. Répartition géographique Monde entier. Pays industrialisés : 1à 3 % de la population. Jusqu'à 15 % de la population dans certains pays d'Asie et d'Afrique. Prévention et traitement Des médicaments antiviraux peuvent améliorer l'évolution de certains malades. Comme il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C, seules les mesures de prévention primaires peuvent réduire le risque de transmission du virus (dépistage des flacons de transfusions, éviter tout contact avec le sang, préservatifs).
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