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Légionellose

On aura tout vu: une bactérie qui vit dans les piscines! Et en plus, elle vole, puisqu'elle se transmet par voie aérienne! T'es tranquillement dans ta piscine, les doigts de pieds en éventail et il y a un bataillon de légionnelles qui se posent sur ta tête et descend en rappel jusque dans ton pif, puis jusque dans tes poumons. Alors c'est sûr, la légion, elle ose...

Maladie en bref
La légionellose est causée par une bactérie qui est transmise par voie aérienne, souvent par des systèmes de ventilation contaminées. La gravité de la maladie est variable, allant d'un simple état pseudo-grippal à une broncho-pneumonie sévère.

Transmission
La bactérie se développe particulièrement bien dans les eaux stagnantes et chaudes (entre 25° et 45°C) et peut infecter l'homme qui respire des vapeurs d'eau contaminées (aérosols) de systèmes de climatisation, de bains bouillonnants (jacuzzi) ou de douches. La légionellose ne se transmet pas de personne à personne. Les personnes immuno-compromises (transplantés, diabétiques, sidéens, cancers), les fumeurs, et les sujets avec une maladie pulmonaire chronique sont plus à risque.

Répartition géographique
Monde entier.

Symptômes et complications
Les légionelles sont responsables de deux formes de maladie. Certaines personnes présentent une fièvre, des maux de tête, et des douleurs articulaires et musculaires avec une guérison spontanée en quelques jours (appelée fièvre de Pontiac). D'autres cas sont plus graves et développent une fièvre élevée avec des frissons, une toux et une broncho-pneumonie pouvant nécessiter des soins intensifs (maladie des légionnaires). La mortalité peut alors être élevée (10 à 20%).
Prévention et traitement
Un entretien correct des bains bouillonnants et des systèmes de climatisation ainsi que le maintien de l'eau chaude du réseau à plus de 50° C et de l'eau froide à moins de 20°C diminuent le développement de la bactérie. La légionellose peut être traitée efficacement par des antibiotiques.

Recommandations
Le risque est faible pour les voyageurs. Des flambées occasionnelles se produisent dans les hôtels ou les bains bouillonnants de bateaux de croisière. Suivez les consignes d'interdiction de baignade et consultez un médecin en cas de symptômes.

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Lèpre

Les preux chevaliers étaient admirés, mais les lépreux non chevaliers étaient rejetés par leur famille, quelle injustice pour une simple mésentente orthographique! Tout ça, c'est de la faute de M. Leprae, comme vous l'apprendrez ci-dessous.

Causes
* La lèpre est une maladie chronique provoquée par le bacille Mycobacterium leprae.
* M. leprae se multiplie très lentement et la période d’incubation de la maladie est d’environ cinq ans. Les symptômes peuvent n’apparaître qu’au bout de 20 ans.
* La lèpre n’est pas très contagieuse. Elle est transmise par des gouttelettes d’origine buccale ou nasale, lors de contacts étroits et fréquents avec un sujet infecté et non traité.

Symptômes
* La lèpre provoque principalement des lésions cutanées et nerveuses.
* Faute de traitement, elle peut entraîner des lésions progressives et permanentes de la peau, des nerfs, des membres et des yeux.
* On parle de lèpre paucibacillaire (PB) lorsque le sujet présente de une à cinq lésions cutanées insensibles.
* On parle de lèpre multibacillaire (MB) lorsqu’il y a plus de cinq lésions cutanées insensibles.

Historique
* La lèpre était reconnue dans les civilisations antiques en Chine, en Egypte et en Inde.
* La première mention écrite connue de la lèpre remonte à 600 avant Jésus-Christ.
* Tout au long de l’histoire, les malades ont souvent été rejetés par leur communauté et leur famille.

Traitement actuel
* La lèpre est une maladie guérissable et un traitement précoce permet d’éviter les incapacités.
* Une formation minimale suffit pour diagnostiquer la lèpre d'après les seuls signes cliniques.
* Un groupe de travail de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé la polychimiothérapie (PCT) en 1981. Celle-ci comprend trois médicaments : la dapsone, la rifampicine et la clofazimine. Cette association médicamenteuse détruit l'agent pathogène et guérit le malade.
* La PCT est sûre, efficace et facile à administrer sur le terrain. Tous les patients peuvent se la procurer sous la forme de traitements d’un mois conditionnés en plaquettes thermosoudées très pratiques.
* Novartis et la Fondation Novartis pour le développement durable mettent la PCT gratuitement à la disposition de tous les sujets atteints dans le monde. La PCT est fournie aux pays en quantité suffisante, par l’intermédiaire de l’OMS, pour le traitement de tous les cas de lèpre diagnostiqués.

Efficacité de la polychimiothérapie
* La PCT permet de guérir la lèpre PB en six mois.
* La PCT permet de guérir la lèpre MB en douze mois.
* Les malades ne sont plus contagieux dès la première dose de PCT. En d'autres termes, la transmission de la lèpre est interrompue.
* Il n’y a pratiquement pas de rechutes (réapparition de la maladie une fois le traitement terminé).
* Aucune résistance du bacille à la PCT n’a été mise en évidence.
* L’OMS estime que 3 à 4 millions de personnes ont échappé aux incapacités grâce au dépistage précoce et au traitement par la PCT. Celle-ci constitue donc une intervention de santé d’un très bon rapport coût-efficacité, au vu des pertes économiques et sociales qu’elle a permis d’éviter.

Historique du traitement
* La première étape décisive, la mise au point de la dapsone qui a permis de stopper la maladie, remonte aux années 40. Toutefois, le traitement durait des années, parfois même toute la vie, ce qui le rendait ardu à suivre pour les malades.
* Dans les années 60, M. leprae a commencé à résister à la dapsone, le seul médicament antilépreux connu dans le monde.
* La rifampicine et la clofazimine, les deux autres composantes de la PCT, ont été découvertes au début des années 60.

Elimination de la lèpre en tant que problème de santé publique
* L'élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique est définie comme un taux de prévalence mondial inférieur à un cas pour 10 000 habitants.
* L’emploi généralisé de la PCT a permis de réduire la charge de morbidité de façon spectaculaire.
* Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de sujets atteints ont été guéris. Le taux de prévalence a baissé de 90 % et la lèpre a été éliminée dans 108 des 122 pays où, en 1985, elle était considérée comme un problème de santé publique.

Quelques chiffres sur la situation actuelle
* Quelque 755 000 nouveaux cas ont été dépistés en 2001. Au début de 2002, 650 000 cas enregistrés étaient sous traitement.
* La lèpre est toujours considérée comme un problème de santé publique dans 14 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.
* Selon les informations les plus récentes, des efforts spéciaux seront nécessaires pour atteindre l’objectif de l'élimination de la lèpre dans 6 pays : Brésil, Inde, Madagascar, Mozambique, Myanmar et Népal. Ensemble, ils totalisaient 90% de la prévalence mondiale au début de 2002.
* Au début de 2002, environ 70% des malades de la lèpre enregistrés dans le monde vivaient en Inde.

Mesures et ressources nécessaires
* L’engagement politique doit être renforcé dans les pays où la lèpre demeure un problème de santé publique.
* Pour atteindre tous les malades, le traitement de la lèpre doit être intégré dans les services de santé de base. La réussite de l’élimination en dépend. Les ministères de la santé devront impérativement prendre des mesures fermes, en particulier dans certains des principaux pays d’endémie.
* Les partenaires associés à l'élimination de la lèpre doivent renforcer davantage leurs activités et veiller à la disponibilité des ressources humaines et financières.
* Le honte associée depuis des siècles à cette maladie dresse toujours un obstacle à la consultation spontanée et au traitement précoce. L’image de la lèpre doit être modifiée aux niveaux mondial, national et local. Un environnement nouveau, où les malades n’hésiteront pas à venir solliciter diagnostic et traitement, devra être créé.

La stratégie de l’élimination de la lèpre
La campagne en cours pour l’élimination de la lèpre s’attache notamment :

* A assurer des services accessibles et ininterrompus de PCT à tous les malades au moyen de systèmes souples et conviviaux de fourniture de médicaments.
* A assurer la pérennité des services de PCT en renforçant la capacité des agents de santé généraux et des membres bénévoles de la communauté à soigner les sujets atteints.
* A encourager la consultation spontanée et le traitement précoce en s'employant à promouvoir la sensibilisation de la communauté et en modifiant l’image de la lèpre.
* A surveiller la performance des services de PCT, la qualité des soins aux malades et les progrès réalisés sur la voie de l’élimination par la mise en place de système nationaux de surveillance épidémiologique.

Source : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs101/fr/

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Méningite à méningocoques

Alors celle-là, elle est dans le top 3 des pires maladies! Points rouges sur le corps et tout le monde croit que t'es cycliste! Elle provoque une photophobie, donc si tu l'attrapes, t'es mort de peur dès que tu vois un appareil photo...c'est horrible! Evite de te promener dans les basses-cours, et si tu y vas quand même, sois attentif aux conseils de la population. Surtout si on te crie: " Attention man! Un gros coq!"

Maladie en bref
La méningite à méningocoques est causée par une bactérie transmise par contact étroit avec une personne infectée (gouttelettes du nez et de la gorge). Les symptômes sont une fièvre élevée, des maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées et des vomissements, une photophobie et parfois une éruption de tâches rouges sur le corps. La mortalité est élevée mais peut être réduite par une antibiothérapie précoce. Un vaccin préventif existe contre certains sérogroupes de méningocoques.

Transmission
L'agent causal est une bactérie appelée Neisseria meningitidis dont le réservoir naturel est l'homme (nez et gorge). Il existe plusieurs sérogroupes ( A, B, C, et plus rarement Y et W-135) pathogènes pour l'homme. La transmission se fait avant tout par contact direct avec un malade (par les gouttelettes infectées du nez ou du pharynx) ou plus rarement avec une personne porteuse asymptomatique ( jusqu'à 10 % des personnes). Les enfants et les jeunes de moins de 20 ans sont le plus à risque.

Répartition géographique
Des cas épisodiques de méningite surviennent dans tous les pays du monde. Des flambées sont parfois observées lors de rassemblements dans des espaces restreints (dortoirs, camps de vacances, casernes militaires). En Afrique des épidémies sont fréquentes dans une zone appelée " la ceinture de la méningite africaine " touchant tous les pays du Sahel au sud du Sahara pendant la saison sèche de novembre à juin. Elles déclinent rapidement avec l'arrivée des pluies.

Symptômes et complications
La méningite à méningocoques a un début brutal avec des maux de tête intenses, une fièvre élevée, des nausées, des vomissements, une intolérance à la lumière (photophobie), une raideur de la nuque, une éruption de tâches rouges sur le corps et parfois un état comateux. L'évolution peut être foudroyante. La mortalité est élevée (5 à 10 %) et des séquelles neurologiques permanentes peuvent survenir dans jusqu'à 20 % des cas. Plus rarement, les méningocoques peuvent provoquer une septicémie (diffusion généralisée des bactéries dans le sang) avec un pronostic sombre.

Prévention et traitement
En cas de symptômes, consultez immédiatement un médecin pour débuter un traitement antibiotique au plus vite.
l existe un vaccin qui protège pour une durée de 3 ans contre les sérogroupes A, C, Y, W-135 (en une seule injection). Il peut être donné aux adultes et aux enfants de plus de 2 ans. Il n'existe pas de vaccin contre la méningite du sérogroupe B. En cas d'épidémie, évitez les espaces bondés. Après un contact étroit avec une personne ayant une méningite bactérienne, une antibiothérapie préventive peut être indiquée.

Recommandations
Les voyageurs se rendant dans une zone d'épidémie ou d'endémie ont un risque accru de contracter la maladie, particulièrement lors de contact rapproché avec la population locale (bus/train, nuitées chez l'habitant, dortoirs). La vaccination anti-méningococcique est recommandée pour les voyages de plus d'un mois dans un pays d'endémie, et en cas d'épidémie (ou à risque élevé), pour tout séjour de plus d'une semaine. Le vaccin est obligatoire pour les pèlerinages à La Mecque (l'Arabie Saoudite exige un certificat de vaccination quadrivalente datant de moins de 3 ans).

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Paludisme (malaria)

Gros tracas pour cette maladie! On ne sait pas quel traitement utiliser. On a le choix entre celui qui coûte tellement cher qu'il ne peut être acheté que par des gens qui vivent dans des zones où il n'y a pas le palud et un autre qui rend dépressif et même zinzin! Le plus simple c'est de mettre une bourka! avec un grillage devant les yeux aussi... Le mieux c'est d'aller à la place de la Palud et commencer l'entraînement à la résistance dans un bistrot du coin! PS: et après ça, les moustiques se demandent pourquoi on les aime pas...ils ont la taille du cerveau d'un chef d'état mégalomane et sont aussi dangereux! Une vraie arme bactériologique...

Maladie en bref
Le paludisme (la malaria) est une maladie parasitaire transmise par des moustiques qui piquent la nuit. Elle se manifeste par de la fièvre et un état grippal et peut être mortelle. Elle sévit dans de nombreuses zones tropicales et sub-tropicales du monde. Chaque année des milliers de voyageurs en sont atteints. Pour la prévenir, protégez-vous des piqûres de moustiques le soir et la nuit (lotions anti-moustiques, moustiquaire, etc.) et prenez scrupuleusement un médicament antipaludique (chimioprophylaxie) si vous vous rendez dans une zone à haut risque ou un traitement de secours dans les régions à faible risque. Le paludisme est particulièrement grave pour les femmes enceintes et les enfants. Toute fièvre, pendant ou après un voyage en zone d'endémie doit vous faire suspecter une crise de paludisme et consulter un médecin dans les plus brefs délais.

Transmission
Le parasite responsable du paludisme est le plasmodium. Il est transmis à l'homme par les moustiques de la famille des anophèles qui piquent le soir et la nuit. Il existe quatre types de plasmodium: P. vivax, P. falciparum, P. malariae et P.ovale. Le paludisme à P. falciparum est la forme la plus dangereuse, pouvant conduire rapidement à une forme grave voire mortelle. Dans les régions d'endémie, la transmission peut se faire toute l'année ou de façon saisonnière. Le risque peut être extrêmement variable d'une région à l'autre. La transmission ne se fait généralement pas au dessus de 2000 m.

Répartition géographique
Le paludisme est endémique dans une centaine de pays du monde: en Afrique sub-saharienne, en Asie, dans l'Océan Pacifique et en Amérique Centrale et du Sud.

Symptômes et complications
Suite à la piqûre de moustique, le parasite entre dans la circulation sanguine et atteint le foie où il se multiplie (phase muette sans symptômes). Il infecte ensuite les globules rouges qui éclatent, pouvant obstruer les vaisseaux sanguins d'organes vitaux comme le cerveau. Il faut au moins 6 jours entre la piqûre et l'apparition de manifestations cliniques: fièvre ( 38°), frissons, maux de tête, douleurs musculaires et parfois vomissements et diarrhée. Les premiers symptômes peuvent sembler bénins, comme une grippe, mais doivent néanmoins toujours faire penser au paludisme qui peut être mortel si aucun traitement n'est donné. Les manifestations cliniques et la fièvre peuvent apparaître plusieurs mois voire années après le voyage. Le paludisme est particulièrement grave pour les femmes enceintes, pouvant augmenter le risque de fausse couche et de décès maternel et fœtal. Chez les enfants l'évolution peut également être très rapidement sévère, voire mortelle.

Prévention
1) Protégez-vous des moustiques le soir et la nuit

Portez des pantalons longs et des chemises à longues manches de couleur claire
Appliquez une lotion antimoustique d'efficacité reconnue sur les parties exposées (chevilles, nuque, mains, visage) et imprégnez vos vêtements d'un insecticide
Dormez dans une chambre climatisée ou protégée par des grilles anti-moustiques aux portes et fenêtres, ou utilisez une moustiquaire imprégnée (elle ne doit pas toucher la peau et être bien glissée sous le matelas)

2) Prenez un médicament antipaludique de manière préventive dans les régions à haut risque (chimioprophylaxie)
Commencez la prise avant le départ, prenez scrupuleusement le médicament pendant tout le séjour, et poursuivez le encore après le retour: méfloquine (LARIAM® / MEPHAQUINE®) : 1 sem avant- 4 sem après le retour
ou atovaquone + proguanil (MALARONE®) : 1 jour avant- 7 jours après le retour
ou doxycycline (monohydrate) : 1 sem avant- 4 sem après le retour
3) Dans les zones à faible risque de paludisme, emportez avec vous un médicament antipaludique de secours à prendre en cas d'apparition de fièvre et d'impossibilité à consulter un médecin dans les 12 à 24 heures.
Il n'existe pas de vaccin pour les voyageurs.

Traitement
Le paludisme constitue une urgence médicale.
Pendant ou après votre voyage, si vous avez de la fièvre supérieure à 38°, accompagnée de maux de tête, de frissons, ou de symptômes de grippe, vous devez consulter immédiatement un médecin. Un diagnostic précoce et un traitement approprié peuvent sauver la vie.

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Poliomyélite (Polio)

La polio! Je connais déjà. Elle a sévi dans l'équipe de foot où je joue! On est tous atteints! C'est surtout les jambes qui ont été touchées! Complètement paralysées...

Et en hommage à des temps reculés, et sous forme de private joke, je pose la question suivante: "T'as la polio?"

Maladie en bref
La poliomyélite est une maladie du système nerveux central causée par un virus (le poliovirus 1, 2 et 3) transmis par voie féco-orale ou par les aliments ou de l'eau contaminée. Le virus peut causer une paralysie définitive invalidante. La majorité des cas surviennent chez des enfants de moins de 5 ans. Grâce à la vaccination, cette maladie, autrefois répandue dans le monde entier, n'est endémique que dans quelques pays.

Transmission
Le virus est très contagieux. Il pénètre dans l'organisme par la bouche et se multiplie dans l'intestin ou le pharynx. Il infecte ensuite le système nerveux central et peut causer une paralysie totale en quelques heures.

Répartition géographique
En 1988 la polio était endémique dans plus de 125 pays (y compris en Europe). L'OMS lança une campagne internationale de vaccination qui a permis d'arrêter la transmission du poliovirus sauvage dans la majorité des pays. La polio reste présente dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Symptômes et complications
Les symptômes initiaux sont une fièvre, une fatigue, des nausées et des vomissements et des douleurs dans les membres. Une personne sur 200 infectées développe une paralysie irréversible (généralement des membres inférieurs, souvent de manière asymétrique). La maladie peut être mortelle si les muscles de la respiration sont paralysés.

Prévention et traitement
Il n'y a pas de traitement spécifique et seule la vaccination permet de prévenir cette maladie. Le vaccin oral (virus vivant atténué) n'est plus utilisé dans les pays industrialisés, étant remplacé par un vaccin injectable fait à partir d'un virus inactivé qui comporte moins d'effets indésirables. Comme il existe trois souches différentes du virus, le fait d'avoir eu la poliomyélite dans l'enfance ne protège pas contre la maladie.

Recommandations
Si vous partez pour un pays où la poliomyélite est encore endémique, vous devriez être protégé. La protection de base s'obtient après avoir reçu 5 doses du vaccin dans l'enfance ou 3 doses comme adulte, avec un rappel tous les 10 ans ( voyage dans une région à risque).

 

 

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